Découvrir · Comprendre le Kyokushin

Les kata du Kyokushin : la liste, ceinture par ceinture

Vingt-deux formes, de la première Taikyoku aux kata de nidan. Voici la liste de la WKO Shinkyokushinkai, l'ordre dans lequel le dojo les enseigne et ce que l'on sait de l'origine de chacune. Rassurez-vous : personne ne les rencontre d'un coup.

§01 La réponse courte

Le programme de la WKO Shinkyokushinkai compte vingt-deux formes nommées : Taikyoku Ⅰ à Ⅲ, Sokugi Taikyoku Ⅰ à Ⅲ, Pinan Ⅰ à Ⅴ, Sanchin, Tensho, Saiha, Seipai, Yantsu, Tsuki no kata, Gekisai, Seienchin, Garyu, Kanku et Sushiho. À KarateIDS, elles arrivent une par une, avec la ceinture : Taikyoku sono ichi à l'orange, la première Pinan à la bleue, Sanchin à la verte, Yantsu et Tsuki no kata à la marron, Tensho, Saiha et les deux Gekisai à la noire, puis Garyu, Seienchin, Seipai, Sushiho et Kanku pour nidan et sandan. Personne ne les rencontre d'un coup.

§02 La liste, dans l'ordre du dojo

Un kata Kyokushin est d'abord un kata de son grade. L'ordre ci-dessous est celui du catalogue de programmes de KarateIDS, ceinture par ceinture ; la colonne de droite ne dit que ce qui est documenté — par la WKO, par le glossaire de la Fédération japonaise de karaté (JKF) ou par nos propres comparaisons.

KataKanjiProgramme au dojoCe qu'on en sait
Taikyoku sono ichi太極その一OrangeLa première forme : positions et rotations de base. La WKO fait commencer les débutants par les Taikyoku Ⅰ à Ⅲ.
Sokugi Taikyoku sono ichi足技太極その一OrangeLe Taikyoku « des techniques de jambe » : la même trame, en coups de pied.
Taikyoku sono ni, sono san太極その二・その三BleueLes deux Taikyoku suivants.
Sokugi Taikyoku sono ni, sono san足技太極その二・その三BleueLeurs versions en coups de pied.
Pinan sono ichi平安その一BleueLa première des cinq Pinan, créées par Itosu Ankō à l'ère Meiji, base du shuri-te (JKF) ; Heian en Shotokan.
Pinan sono ni, sono san平安その二・その三JaunePinan 2 et 3.
Sanchin三戦Verte« Trois combats ». Forme naha-te, kata du Goju ; lente, sous tension, respiration forcée. Au programme de l'examen de shodan de la WKO.
Pinan sono yon平安その四VertePinan 4, et les versions ura (裏, « envers ») des Pinan 1 à 3.
Pinan sono go平安その五MarronLa dernière Pinan.
Yantsu安三MarronHors des séries Pinan et Goju : l'une des formes propres au Kyokushin.
Tsuki no kata突きの型Marron« La forme des coups de poing », propre au Kyokushin ; avec les versions ura des Pinan 4 et 5.
Tensho転掌Noire« Paumes qui tournent ». Kata du Goju. Examen de shodan de la WKO.
Saiha最破NoireKata du Goju (Saifa). Examen de shodan de la WKO.
Gekisai dai, Gekisai sho撃砕大・撃砕小NoireCréés par Miyagi Chōjun, fondateur du Goju-Ryu, pour les débutants (JKF).
Garyu臥竜Nidan et sandan« Dragon couché ». Forme propre au Kyokushin.
Seienchin征遠鎮Nidan et sandanLignée naha-te : combat rapproché, aucun coup de pied, lenteur et poids (JKF).
Seipai十八Nidan et sandan« Dix-huit ». Répertoire du Goju-Ryu.
Sushiho五十四歩Nidan et sandan« Cinquante-quatre pas » (Gojushiho ailleurs).
Kanku観空Nidan et sandan« Regarder le ciel ». Apparenté au Kushanku du shuri-te, que le Shotokan nomme Kanku dai (JKF).

Le catalogue mentionne aussi, à la ceinture verte, une forme d'un seul nom, « Ichigai kata », et l'exercice de respiration ibuki, qui n'est pas un kata. Les ceintures au karaté Kyokushin donne ce que chaque grade demande en plus des kata.

§03 Quatre familles

  • Les Taikyoku et les Sokugi Taikyoku. Six formes courtes, la même trame en coups de poing puis en coups de pied (足技, « techniques de jambe »). Leur rôle est d'apprendre les positions et les rotations, pas d'être élaborées ; la WKO fait commencer les débutants par les Taikyoku Ⅰ à Ⅲ.
  • Les cinq Pinan. Créées par Itosu Ankō à l'ère Meiji comme formes de base du shuri-te, adoptées depuis par de nombreux styles (JKF) ; le Shotokan les appelle Heian. Le dojo les enseigne de la bleue à la marron, puis en ura (裏, « envers ») à la verte et à la marron.
  • Les formes du Goju. Mas Oyama enseignait le Goju-Ryu dans son premier dojo, en 1953, et Sanchin, Tensho, Gekisai et Saiha sont des kata du Goju ; Seienchin et Seipai relèvent de la même lignée naha-te. Ce sont les kata lents, sous tension, où la respiration fait partie de la technique — Kyokushin ou Goju-Ryu raconte cet héritage.
  • Les formes propres au Kyokushin, et les deux grandes formes. Yantsu, Tsuki no kata et Garyu n'appartiennent ni à la série des Pinan ni au répertoire Goju : ce sont celles que Le kata en Kyokushin appelle « développées au sein même du Kyokushin ». Kanku et Sushiho ferment la liste : la première est apparentée au Kushanku du shuri-te, la seconde porte le nombre de ses pas.

§04 Ce que la WKO en dit

Le manuel de première année de la WKO Shinkyokushinkai est net : Oyama tenait au kumite, mais demandait de ne pas oublier le kata, qui donne « du ressort dans tout le corps » et de l'équilibre. Le même manuel place Sanchin, Tensho et Saiha à l'examen de shodan — ce sont bien les trois que le dojo met au programme de la ceinture noire. Ce que chaque forme construit, ce qu'elle ne remplace pas, et pourquoi son poids varie d'un club à l'autre : Le kata en Kyokushin répond à ces questions-là.

§05 Où voir chaque kata

En cours, d'abord : les formes sont introduites une par une, et le rythme est celui du programme de passage. Pour les revoir entre deux cours, les programmes vidéo par ceinture du dojo montrent chaque kata de son grade, du Taikyoku sono ichi de l'orange aux cinq formes de nidan et sandan. Le premier cours est un cours d'essai gratuit — et le kata y est, dès la première heure.

Venez apprendre le premier kata

Taikyoku sono ichi s'apprend dès les premiers cours ; les formes suivantes viennent une à une, avec la ceinture. Le dojo est au 550, chemin du Golf, à l'Île-des-Sœurs, et le premier cours est gratuit.