KarateIDS · Guide Kyokushin

Les styles de karaté : Shotokan, Goju-Ryu, Wado, Shito, Kyokushin

Le mot « karaté » recouvre plusieurs lignées, avec chacune ses kata, son format de compétition et ses organisations. Voici les cinq qu'on rencontre le plus, ce qui les sépare vraiment, et comment choisir sans classer.

01La réponse courte

Un style de karaté, c'est une lignée : un fondateur, une liste de kata, un format de compétition et une ou plusieurs organisations. La Fédération japonaise de karaté (JKF) tient des stages de formes distincts pour quatre styles — Shotokan, Goju-Ryu, Wado-Ryu et Shito-Ryu. Le Kyokushin est à part : un karaté plein contact fondé par Masutatsu Oyama, avec ses propres organisations et son règlement knockdown. Aucun style ne « gagne » ; ce qui change d'un style à l'autre, c'est le règlement, et c'est le règlement qui façonne le pratiquant. Choisissez d'abord le format dans lequel vous voulez vous entraîner, ensuite le club.

02Ce qu'est un style, et ce qu'il n'est pas

Un style se reconnaît à trois choses : sa liste de kata, la façon dont il combat en compétition, et les organisations qui le représentent. Les kata disent d'où il vient — plusieurs styles partagent les mêmes formes sous des noms différents, les cinq Pinan d'Itosu Ankō, par exemple, que le Shotokan appelle Heian. Le format de compétition dit ce qu'il entraîne : combat au point, à contact contrôlé, ou plein contact. Et un style n'est pas une seule organisation : le Goju-Ryu se pratique sans compétition, au point ou en plein contact selon l'organisation, et le Kyokushin compte depuis 1994 plusieurs organisations dont aucune n'est « le Kyokushin officiel » — Les organisations du Kyokushin les nomme.

03Les cinq, en une carte d'identité chacun

04La vraie ligne de partage : au point ou plein contact

Entre Shotokan, Wado et Shito, les différences sont de posture, de distance et de répertoire ; leur compétition, sous la fédération japonaise et la fédération mondiale, est un combat au point à contact contrôlé. Le Goju-Ryu se trouve des deux côtés selon l'organisation. Le Kyokushin est de l'autre côté : le combat s'y tranche par knockdown ou par décision, et le corps encaisse. C'est cette ligne, bien plus que la forme des positions, qui décide de ce que vous ferez le mardi soir — et c'est celle qu'un débutant doit regarder en premier. À Montréal, une grande partie du karaté offert est au point ou semi-contact ; les clubs de plein contact en forment une petite part, et Karaté Kyokushin à Montréal dit comment les distinguer.

05Comment choisir

Trois questions, dans cet ordre. Quel format ? Si vous voulez toucher sans être touché, marquer des points et viser une compétition fédérale au point, un club de karaté Shotokan, Wado ou Shito vous conviendra mieux. Si vous voulez frapper et encaisser pour de vrai, c'est le plein contact, donc le Kyokushin ou l'une des organisations Goju qui le pratiquent. Quelle place pour les kata ? Aucun style ne s'en passe, mais leur poids dans l'heure varie plus d'un club à l'autre que d'un style à l'autre. Quel club ? La question qui tranche vraiment : comment les débutants sont pris en charge, comment le kumite est encadré, la filiation de l'instructeur, et si vous pouvez y aller en février. Pour un enfant, la réponse honnête est une bonne école de n'importe lequel — les mêmes questions valent pour toutes. Les comparaisons du site disent, art par art, ce que l'autre discipline entraîne et que le Kyokushin n'entraîne pas — et l'inverse.

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