L'arbitre central ne parle qu'en japonais : commandements, annonces des points et des fautes, décision. Voici les mots que l'on entend au bord du tatami, groupés par moment du combat, avec ce que les règlements en disent.
↑↓naviguer↵ouvrirescfermer
Tapez au moins deux lettres. Les flèches parcourent les questions, Entrée ouvre la question choisie, Échap ferme la liste.
Saluts et commandements
Du salut d'entrée au « yame » final, ce que l'arbitre central ordonne.
Rouge et blanc : les deux combattants. Aka est le combattant au numéro de dossard le plus petit, à gauche vu de face ; shiro, au numéro le plus grand, à droite. Les juges lèvent le drapeau de la couleur du combattant qu'ils désignent.
SourcesWKO 2026 — Règles de kumite, 4 · EKO 2019 — art. 17.6, p. 17
Position d'attente, pieds écartés, dans laquelle les combattants se tiennent face à l'avant avant le salut, à l'extérieur des lignes rouge et blanche du centre.
« En garde » : prendre la position de combat. L'arbitre central la prend aussi. Selon l'EKO, le commandement n'est pas obligatoire quand il n'est pas nécessaire.
SourcesWKO 2026 — Gestes d’arbitrage, début du combat · EKO 2019 — art. 17.5 et 17.6
« Commencez » : le combat commence à ce commandement de l'arbitre central ; le chronomètre aussi. L'EKO précise que l'arbitre marque le départ par un geste de gyaku-zuki.
SourcesWKO 2026 — Règles de kumite, 5 · EKO 2019 — art. 17.6, p. 17
« Arrêtez » : arrêt immédiat du combat. L'arbitre central l'ordonne pour annoncer un point, une faute, un jogai, séparer les combattants, remettre un dogi en ordre, ou terminer le combat. Le jogai prend effet au « yame ».
SourcesWKO 2026 — Règles de kumite, 5 ; jogai, b ; gestes d’arbitrage · EKO 2019 — art. 17.6, p. 17
« Continuez » : reprise du combat après un arrêt, et ordre d'attaquer quand les combattants restent à se regarder. Ne pas engager rapidement après « zokko » est une faute (WKO 2026).
SourcesWKO 2026 — Règles de kumite, 7 ; fautes, q · EKO 2019 — art. 17.6, p. 17
Au signal « time » de l'arbitre central, le temps de combat s'arrête ; il reprend à « zokko ». L'EKO utilise « time stop » pour remettre un dogi en ordre.
SourcesWKO 2026 — Règles de kumite, 7 · EKO 2019 — art. 17.5, p. 16
« Juges de coin, rassemblement » : l'arbitre central réunit les quatre juges pour délibérer, par exemple avant un chui 2 ou une disqualification sur une seule faute, ou quand un juge demande une seconde opinion.
SourcesEKO 2019 — art. 5.4 ; art. 17.6, p. 17 · WKO 2026 — Gestes d’arbitrage, d et k
Point entier : victoire immédiate. Une technique permise après laquelle l'adversaire reste au sol ou perd la volonté de combattre trois secondes ou plus, ou deux waza-ari. Drapeau levé en diagonale, long coup de sifflet.
SourcesWKO 2026 — Ippon ; gestes d’arbitrage, a · EKO 2019 — art. 17.5, p. 15
Demi-point : chute ou perte de la volonté de combattre avec récupération en moins de trois secondes, dommage avec perte d'équilibre, ou balayage suivi d'un gedan-zuki. Drapeau à l'horizontale.
SourcesWKO 2026 — Waza-ari ; gestes d’arbitrage, b · EKO 2019 — art. 17.5, p. 15
« Technique efficace » : un coup permis qui fait du dommage. Si elle empêche l'adversaire de continuer, celui-ci perd (arrêt du médecin) ; sans point, le nombre de coups efficaces pèse dans la décision.
Décision des juges, quand il n'y a ni ippon ni disqualification. Priorités WKO 2026 : le waza-ari, puis le dommage, puis le nombre de techniques de poing et de pied, puis l'esprit combatif. Trois voix sur cinq sont nécessaires.
« Nous prenons la décision » : l'arbitre central annonce qu'il va demander le jugement, puis dit « hantei » ; les juges lèvent alors leur drapeau avec un coup de sifflet.
SourcesWKO 2026 — Gestes d’arbitrage, i ; fin du combat · EKO 2019 — art. 17.6, p. 18
Un, deux, trois, quatre, cinq : l'arbitre central compte les drapeaux à voix haute, le sien compris, en commençant par la couleur la moins nombreuse. Exemple : « hikiwake ichi, ni — aka ichi, ni, san : aka ».
SourcesWKO 2026 — Fin du combat, exemples · EKO 2019 — art. 17.6, p. 18
Match nul : moins de trois voix pour un combattant. Drapeaux croisés devant les genoux ; l'arbitre croise les bras vers le bas. Suit une prolongation, puis la décision au poids.
SourcesWKO 2026 — Prolongations, a ; gestes d’arbitrage, j · EKO 2019 — art. 17.5, p. 16
Prolongation. Après un nul, une première prolongation ; puis, selon le règlement, une nouvelle prolongation (sai encho-sen), la pesée, et la prolongation finale (saishu encho-sen), où un vainqueur doit être désigné.
« Non vu » : le juge de coin croise les drapeaux avec un bref coup de sifflet ; le combat continue. Selon le WKO 2026, si trois juges ou plus signalent « miezu » sur une chute, l'arbitre central demande la vérification vidéo (VAR). L'EKO dit « fumei ».
SourcesWKO 2026 — Critères d’arbitrage, 3 ; gestes d’arbitrage, g · EKO 2019 — art. 17.5, p. 15
Esprit combatif. Dernier critère de décision du WKO 2026 : à nombre égal de techniques, le combattant dont l'esprit combatif est supérieur l'emporte, quand il faut trancher dans la prolongation finale.
SourcesWKO 2026 — Décision, e ; critères de décision, 2
Faute. Le juge de coin agite le drapeau du fautif vers le bas avec des coups de sifflet courts ; l'arbitre central annonce la couleur, compte, nomme la faute et donne l'avertissement. Hansoku-make : défaite par faute (chui 4).
SourcesWKO 2026 — Fautes ; gestes d’arbitrage, d ; critères de décision, 1 · EKO 2019 — art. 9 ; art. 17.5, p. 15
Avertissement. WKO 2026 : chui 1 pour une faute, chui 2 possible d'un coup pour une faute intentionnelle ou malveillante, disqualification à chui 4. L'arbitre pointe l'index vers le fautif : « chui ichi » (1), « chui ni » (2).
SourcesWKO 2026 — Chui 1 et chui 2 ; gestes d’arbitrage, d · EKO 2019 — art. 13
Pénalité, dans le règlement EKO : deux chui font « awasete genten ichi », deux pénalités (genten ni) valent la disqualification. L'arbitre pointe l'index vers le visage ; deux doigts pour genten ni. Le WKO 2026 compte seulement en chui.
Disqualification. L'arbitre central lève le bras du côté du disqualifié et désigne l'extérieur de l'aire. Motifs : chui 4 (genten ni à l'EKO), désobéissance, retard ou absence, violence, une minute face à face sans combattre.
Saisie du dogi, des mains ou des pieds. Tsukami-ai : saisie mutuelle, que l'arbitre sépare par « yame » avant de relancer ; chui 1 possible pour les deux.
SourcesWKO 2026 — Fautes, d ; gestes d’arbitrage, e · EKO 2019 — art. 9.4 ; art. 17.5, p. 15
Poussée, avec la paume (shotei), le poing, la tête ou le corps ; même d'une seule main. L'appui des deux bras sur le bras adverse est aussi une faute ; un appui d'une main sur l'avant-bras est permis (WKO 2026).
Sortie de l'aire : les deux pieds entièrement hors de la ligne. Le juge frappe le sol avec le drapeau ; l'arbitre dit « yame », « jogai », ramène les combattants au centre et relance par « zokko ». Sortir à répétition pour fuir est une faute.
SourcesWKO 2026 — Jogai ; fautes, p ; gestes d’arbitrage, f · EKO 2019 — art. 9.14 ; art. 17.5, p. 15
Techniques nommées dans les règlements
Les noms que l'arbitre prononce en annonçant un point, et les parties du corps que les règlements nomment.
Coup de poing. Chudan-zuki au corps, gedan-zuki bas (après un balayage), seiken : le poing fermé. Le WKO 2026 le nomme en premier parmi les techniques qui marquent.
SourcesWKO 2026 — Ippon et waza-ari · EKO 2019 — art. 17.6, p. 18-19
Coup de pied. Mae-geri (frontal), mawashi-geri (circulaire : jodan à la tête, chudan au corps, gedan à la cuisse), ushiro-geri (arrière), yoko-geri (latéral), kakato-geri (talon), hiza-geri (genou) : vocabulaire du dojo ; les règlements citent mae-geri, mawashi-geri et do-mawashi kaiten-geri.
SourcesWKO 2026 — Ippon et waza-ari · EKO 2019 — art. 17.6, p. 18-19
Coup de coude. Peut marquer au corps ; interdit au visage, au cou, et en descendant sur l'épaule ou la clavicule. Hiji est aussi une des techniques de casse.
SourcesWKO 2026 — Ippon et waza-ari ; fautes, a et t · EKO 2019 — art. 16.5
Plante avant du pied et tranchant du pied : les deux surfaces nommées pour la faute du coup au genou. Sokuto est aussi une technique de casse (sokuto-geri).
Épreuve de casse de planches, qui départage certains combats (catégorie open de l'EKO, finales de certains tournois). Quatre techniques à l'EKO : seiken, sokuto, hiji, shuto.
« Tournez-vous et saluez » : au tameshiwari, après le salut vers l'avant, le compétiteur se retourne, salue et dit « Osu », puis « kamaete » et « hajime » : casser.
Réussite : toutes les planches sont cassées. L'officiel lève le bras à 45° et annonce le nom ou le numéro du compétiteur, le nombre de planches, « kansui ».
Échec de la casse. L'officiel croise les bras et les agite de côté. Après un premier échec, un second essai au minimum de planches ; un nouvel échec vaut zéro.
Arrêt du médecin : proposé par le médecin du tournoi quand un combattant ne peut plus continuer, prononcé par les arbitres après délibération. Sur technique fautive, le fautif perd ; sur technique efficace, le blessé perd.
Les noms de techniques courants (mae-geri, mawashi-geri…) sont le vocabulaire du dojo ; les mots d'arbitrage renvoient aux textes. Les graphies suivent les règlements (zokko, hantei, shikkaku) ; on lit aussi zokkou, shikaku. Les six dessins de signaux de drapeau sont des dessins originaux du dojo (2026), faits d'après les descriptions des règlements ; ils n'en remplacent pas le texte.
Il arrête le combat par « yame », annonce la couleur des drapeaux agités, les compte à voix haute en incluant le sien, nomme la faute, pointe l'index vers le fautif et déclare « chui ichi ». Exemple EKO : « aka — ichi, ni, san, shi, go — tsukami, chui ichi ». Le combattant répond « Osu ! ».
Sources de cette réponseWKO 2026 — Gestes d’arbitrage, d · EKO 2019 — art. 17.6, p. 18
De la même façon : « yame », couleur des drapeaux levés, compte, nom de la technique, puis le bras levé en diagonale pour « ippon » ou à l'horizontale pour « waza-ari ». Exemple EKO : « aka — ichi, ni, san, shi, go — jodan mawashi-geri, ippon ».
Sources de cette réponseWKO 2026 — Gestes d’arbitrage, a et b · EKO 2019 — art. 17.6, p. 19
Shomen ni rei (vers l'avant, la table officielle), shushin ni rei (à l'arbitre central), otagai ni rei (l'un à l'autre). Les mêmes trois saluts ouvrent et ferment le combat ; ensuite « kamaete » et « hajime ».
Sources de cette réponseWKO 2026 — Gestes d’arbitrage, début du combat ; fin du combat · EKO 2019 — art. 17.5
Les autres thèmes
Les douze thèmes des règlements, en questions-réponses.