01La réponse courte
02Trois formules, trois objectifs
- L'atelier ponctuel. Quelques heures, sans expérience demandée. Il arrive qu'un arrondissement de Montréal organise un atelier d'initiation gratuit, par exemple un atelier pour les femmes, offert avec un organisme de prévention des agressions. On peut y aborder la prévention, l'affirmation de soi, les limites et quelques dégagements simples. C'est un excellent point de départ ; ce n'est pas un entraînement.
- La méthode d'autodéfense en cours réguliers. Des systèmes comme le krav-maga se présentent d'abord comme de l'autodéfense : scénarios, attaques variées, réaction au stress. Leur valeur dépend, comme ailleurs, de la façon dont on s'y entraîne face à un partenaire qui résiste. Kyokushin ou krav-maga compare les deux.
- L'art martial ou le sport de combat. Karaté, boxe, jiu-jitsu brésilien : on y apprend une discipline précise, pendant des années, et, selon le style et le club, face à un adversaire qui résiste. Chacun couvre une partie du problème : la boxe les poings, le jiu-jitsu le sol, le Kyokushin la frappe à pleine puissance, poings au corps et coups de pied, des jambes à la tête.
Si vous cherchez un cours d'autodéfense (ou de « self-défense ») pour vous sentir plus en confiance dans la rue, demandez-vous d'abord laquelle de ces trois choses vous voulez : quelques réflexes et une vigilance nouvelle, un système complet, ou une pratique régulière sur la durée.
03Ce qu'un cours de karaté Kyokushin apporte
À notre dojo, on frappe et on reçoit des coups pour de vrai, progressivement, sur des tapis amortis, avec casque, gants et protège-tibias pour le kumite, et un instructeur ceinture noire sur le tatami. Semaine après semaine, on y travaille :
- la gestion de la distance et l'équilibre, même sous la fatigue ;
- les coups de pied et la frappe au corps ;
- l'habitude d'être touché sans paniquer, et de continuer à réfléchir ;
- l'endurance.
Rien de cela ne s'acquiert en un soir : cela demande de la régularité. Le Kyokushin est-il bon pour se défendre ? détaille ses forces et ses lacunes, sans les enjoliver.
04Ce qu'il n'apporte pas, et comment combler ces lacunes
Le règlement de compétition de la WKO interdit les coups de poing au visage ; ne pas s'entraîner à s'en défendre est une lacune souvent citée : Pourquoi pas de coups de poing au visage explique la règle, et Le Kyokushin est-il irréaliste ? en discute les conséquences. Le Kyokushin ne comporte pas non plus de travail au sol, et aucun cours, quel qu'il soit, ne reproduit sans danger une attaque armée, l'effet de surprise ou plusieurs agresseurs.
Les pratiquants qui veulent combler ces lacunes peuvent s'entraîner en parallèle dans une autre discipline, ou suivre un atelier qui travaille la prévention et la désescalade. Un cours de karaté et un atelier ponctuel ne répondent pas à la même question ; ensemble, ils en couvrent davantage.
05Cinq questions à poser à n'importe quel cours d'autodéfense
- Parle-t-on d'évitement et de désescalade autant que de technique ?
- S'entraîne-t-on face à un partenaire qui résiste, ou seulement sur des mouvements appris par cœur ?
- Comment le contact est-il encadré pour un débutant, et qui supervise ?
- Le cours promet-il des résultats rapides ? Méfiez-vous de toute promesse de ce genre.
- Explique-t-on le cadre légal ? Au Canada, le Code criminel encadre la légitime défense : le geste doit notamment être raisonnable dans les circonstances. Cette page n'est pas un avis juridique.
Un bon cours, quel qu'il soit, vous laisse observer ou essayer avant de payer.
06Pour qui, à notre dojo de l'Île-des-Sœurs
Les cours pour adultes sont ouverts à tous dès 14 ans, femmes et hommes, sans expérience, en français et en anglais. Les enfants s'entraînent de 4 à 13 ans, par âge et par niveau. Les cours pour femmes qu'anime Joanie Roussy sont des cours de mise en forme ; si c'est l'autodéfense qui vous intéresse, ce sont les cours de karaté pour adultes, ouverts à toutes et à tous.
Le dojo est au 550, chemin du Golf, à l'Île-des-Sœurs (Verdun), avec stationnement gratuit. Le premier cours est un cours d'essai gratuit : rien à acheter avant, des vêtements de sport suffisent.
À lire ensuite
Jugez sur le tatami
Un cours d'essai gratuit à l'Île-des-Sœurs, dès 14 ans pour les adultes et dès 4 ans pour les enfants : voyez comment le contact est encadré avant de décider.
Réserver un cours d'essai gratuit